lundi 2 août 2010

J'irai de Pampelune...

Comme à La Rochelle, on a décidé de rester 2 jours, pour la récup', profiter des gens, ouvrir les Férias, jouer au Risk, mais peut-être aussi à cause de l’arrivée prochaine des Pyrénées sur notre parcours.
Comme d’hab' les lendemains de vélo, on se lève
tard, journée cool, entrecoupée des merveilleux plats de JM (le Beau-père de Brice). Je vous laisse saliver avec cet aperçu des divers menus sur ces 2 jours ½ : “Marmitaco” hier soir donc, Sole grillée et sa pomme de terre papillote, Spaghetti Bolognaises (mais pas les mêmes que tu
fais toi !!), Encornets sauce à l’encre, sans compter les Chichons (sorte de mix maison entre pâté et rillettes), foie gras, etc … un régal !!
Dans l’aprèm', pendant la sieste, Brice est allé chercher Klara à l’aéroport. Le soir, on s’apprête, grâce au concours de Maïté, pour les Férias, rouge et blanc de rigueur pour tous !! « JM l’Embrouille » nous emmène à sa façon en camionnette aux Fêtes, prenant en stop quelques
jeunes fous en chemin. Là, l’ambiance est déjà au rdv, même si c’est pas aussi ouf qu’en
2006. Tout le monde aux couleurs, les chants, les jeux débiles, les bandas, la Jacqueline à 5€, la rue de la pisse, rien ne manque … sauf qu’il n’y avait personne sur LE balcon (l’équipe de 2006 comprendra). Le concert organisé sur la grande pelouse (d’abord rock, puis un genre de Manu Chao au rabais mais sympa quand même) a assuré notre fin de soirée. Le retour à la baraque fût un grand classique : le trajet en bus et en chansons !!
Le 2eme jour fût une journée plus dynamique, axée sur la préparation du départ. Thomas est chaud sur les vélos, il court partout. On ne sait pas ce qu’il fait mais il le fait !! Dani et moi, on est
sur le blog et Facebook, Brice, Maïté et « JM La Bricole » nous aident au max (mécanique, atelier couture, linge, logistique, etc ...). Comme la veille, gros appel de la sieste après le déjeuner. Conséquence, on n’est pas allés voir les vachettes à Bayonne (16h, faut pas déconner !!).
Le soir, grosse partie de Risk, dont on ne connaîtra jamais le vainqueur, mais ce qui est sûr c’est que j’aurais perdu !! 2h du mat’, ça fait un peu tard, mais c’est bon de rester plus longtemps avec Brice, qui ne nous suit pas en Espagne.
Demain, gros morceau : les Pyrénées.

Les trucs et astuces de "Coach Yves" : La numéro 7 !

7-La « Sporténine » limite la fatigue musculaire et évite l’apparition des crampes. Le paracétamol (doliprane, dafalgan etc) permet une meilleure fluidification du sang et ralentit la déshydratation.

Merci Coach Yves !

ANALYSE TECHNIQUE HUITIEME

Thomas aka "Le révolté du réveil matin"
Aïdé ! Comme on dit en Bulgarie. 160km de prévu et la dernière étape pour Brice. Lui qui ne pensait
pas pouvoir. Et bah il a fini plutôt fort ! Peut-être motivé par le piment d'espelette ou les bons petits plats de "tonton JM", un cap a été franchi ces deux derniers jours.
C'était bon de l'avoir. L'étape en elle-même ? PHYSIQUE !! Mais j'aime ça.
Voir le Pinguinos partir en sucette après que son cale-pieds droit est pété, c'est spectaculaire ! Cela fait deux chutes à zéro pour l'équipe "Quintal" ! Quelle bande de bouses !!! Les deux fois j'étais derrière. je leur jette des sorts avec une poupée vaudou. Fallait pas le chauffer le "Canardo"!! On en a chié jusqu'au bout avec les côtelettes "casses pattes" de fin de parcours (Labenne, Tarnos, Bayonne). Dixit Brice "le gars du coin" qui ne se déplace qu'en voiture : "Mais non ça monte pas". Mes souvenirs étaient cette fois-ci les bons. Quand vous en avez bavé une fois, vous vous en souvenez. L'accueil drapeau portugo-français, T-shirt "Tour de France" made in Maïté et "Marmitaco" à la tonton JM nous a requinqué le coeur et le ventre! Encore Merci !
Demain ce sera les fêtes de Bayonne et le vélo au placard.


Glazou aka "C'est fini" et "Futur Canardo"
Pourquoi n’arrivons-nous jamais à faire le kilométrage prévu ?
Dernier jour de vélo pour moi. Je suis entre deux états : la joie de retrouver ma dulcinée et la tristesse de quitter mes camarades de galère. J’ai toujours les jambes aujourd’hui et heureusement car on a prévu 160Km. J’ai une grande question : pourquoi, quand 160Km sont prévus, on en fait 170 ? Pour être honnête, c’est la même question tous les jours. Enfin bon c’était la dernière. Je suis arrivé chez Maman et Klara arrive demain donc tout va bien. Bon courage ou bonnes vacances à tous et merci de votre soutien.
Brice


Danou
Un réveil chaleureux, un repas aussi copieux qu’excellent, un vrai lit et un petit déj’ de compet’, ça vous recharge un homme !! Tant mieux car aujourd’hui c’est objectif 160 km ! On est chaud patate ! Certains plus que d’autres… Magnifique roulé boulé du Stéphane sur le bas côté ! Du grand Art ! Huit sur dix en note artistique ! Il a quand même réussi a chuter au seul endroit ou il y avait du sable à 10 km à la ronde… quel timing ! Il était tellement chaud bouillant le bestiau qu’il a arraché son cale-pieds en pédalant. La dernière fois que je l’ai vu aussi chaud c’était en 1987 lors d’une soirée t-shirt mouillé à La Bourboule !!Plus tard on longera le lac d’Hossegor où il nous faudra un mental digne des plus grands athlètes olympiques de curling pour résister a l’option trempette ! Dur !! Pour finir cette journée on se tapera quelques côtelettes de derrière les fagots histoire d’achever ce qu’il restait de mes quadriceps. Mais le finish est à la hauteur des efforts accomplis, digne du Tour de France, avec drapeaux français et portugais s’il vous plait. La classe internationale ! Accueillis comme des champions et trois Ricard plus tard, pour la récupération bien sûr, on se dit que ce break synonyme de dernière étape en France, et dernière avec le "Basque Bondissant" de surcroît, démarre fort ! Jean-Marie est aux fourneaux, Maïté au taquet caméra au poing, les férias en ligne de mire, tout est là pour passer du bon temps. Aupa, Aupa, Aupa !!



L'étape des Titans !

Après un petit-déj' sympa chez Aline, on décolle comme prévu vers 9h … 30 haha !! L’étape qui s’annonce est la plus longue du trajet : 160km sur le papier (donc 180 minimum, vu les extras qu’on se fait tous les jours). C’est la traversée du poumon vert de la France,
la Forêt des Landes. De grandes lignes droites qui se succèdent au milieu des pins … objectif 50 km toutes les 2h.
Mais au bout d’une quarantaine de bornes, chute à l’arrière du peloton, mon cale-pieds droit lâche, déséquilibre, frottement contre la roue arrière de Danouze et roulé-boulé sur le bas coté, à la vitesse vertigineuse de 29km/h. Et là, Mitch Buckhannon, euh pardon Brice, arrive a toutes enjambées pour m’aider à me relever, soulève le vélo et … m’arrache le dos !!!! Ma pire blessure suite à la chute, merci Brice, c’est l’intention qui compte …On a aussi eu un automobiliste qui est venu aux nouvelles, comme quoi il reste des gens bien en France.
Hormis cet incident, aucun accroc sur la route, un stop chez le sponsor, Super U, pour manger, comme d’hab' et on arrive en fin de journée près d’Hossegor, dont les bords de lac valent le détour.
On voit enfin le bout, Bayonne est indiqué. Désormais s’affrontent 2 théories pour les 20 derniers kilomètres :
- celle de Brice, le local de l’étape, qui connait la région comme sa poche et affirme que le trajet est plat jusqu'à chez lui (mais il l’a toujours fait en voiture)
- celle de Tom, qui est déjà venu ici il y a longtemps en vélo et qui se rappelle très bien de grandes côtes et descentes à l’arrivée sur Bayonne (mais on a vu autour du Bassin d’Arcachon ce que valaient ses souvenirs de jeunesse)
Dur de les départager. Finalement, c’est Thomas qui avait raison, les Pyrénées commencent à Bayonne.
Rendez-vous à Anglet (entre Bayonne et Biarritz, le fameux BAB), chez Maïté, la mère de Brice, où nous attend une ligne d’arrivée digne du Tour de France : banderole, comité d’accueil (la famille et quelques voisins), drapeaux (français et portugais) et une véritable remise des maillots (jaune pour Thomas, à pois pour moi, vert pour Brice et Daniel).
Le tout filmé de main de maître par Maïté … tout simplement grandiose !!
Mais chez Cyclamak, malgré l’émotion, on ne perd jamais le nord, c’est l’heure de l’apéro, et avec Jean-Marie, le mari de Maïté, l’apéro, ça rigole pas : pinte de Pastis bien jaune, direct … et la bière de récupération obligatoire évidemment. Dans le même temps, JM les Bons Tuyaux nous préparait le premier d’une longue série de plats magnifiques : un « Marmitaco » (sorte de wonder bouillabaisse avec du thon, plusieurs légumes et une sauce délicieuse … 3h30 de cuisson quand même).
Demain et après-demain, gros programme : repos, aller chercher Klara (la copine de Brice, eh oui il y a une promo sur les Clara en ce moment) à l’aéroport, réparation des vélos, allègement des sacoches, blog mais surtout L’OUVERTURE DES FETES DE BAYOOOOOOOOONNNNNE !!!!!!!!!!!!
Elle est où la soirée ?!?!?"









Les trucs et astuces de "Coach Yves" : La numéro 6 !

6-Sur vélo de course uniquement, la pression des pneus est égal à l’équivalent de 10% du poids en bars (exemple si l’individu x pèse 65 kg alors gonflez entre 6.5 et 7 bars dans la limite de la capacité maximum de gonflage of course).


Merci Coach Yves !

ANALYSE TECHNIQUE SEPTIEME

Glazou aka "Le mec qui a touché quelqu'un dans une bataille d'eau en 1984"
La démonstration de force !
Les 2 jours d’arrêt m’ont vraiment fait du bien car aujourd’hui encore je suis super en forme. Les points du jour (et oui car aujourd’hui il y en a deux) : le premier est à ma charge. Non je ne serai jamais un vuvuzeleur de compétition. Explication : lors d’une tentative d’attaque au vuvuzela sur un cycliste, Cooky et moi décidons de passer à l’action. Arrivée discrète tels des requins chassant leurs proies… et Hop à l’attaque !!!! Résultat : rien, nada, niente, que dalle ! Le mec n’a pas réagi. Autant vous dire que la déception fut énorme. Le deuxième point, c’est une écrasante victoire dans tous les compartiments (vannes, forme, bataille d’eau, etc.) de l’équipe "quintal" sur l’équipe hobbits (pas besoin de préciser qui fait partie de l’équipe hobbits…).

Thomas aka "le mec qui a vu Glazou arroser des arbres"
On est toujours aussi lents sur les départs ! Faut s'y faire... Mais ce n'est pas très facile. Ok la route m'a un peu échappée mais elle était belle tout de même. Le bassin d'Arcachon possède ces petits quelques choses qui font la différence : bien préservé, entretenu de belle manière, pas trop bondé et surtout atypique et magique. Le soleil couchant sur le bassin vaut son pesant de cacahuète. Si vous rajoutez à tout ça un super couple qui vous attend à bras ouverts entre rosé et spécialités régionales, vous obtenez une journée idéale. Et là tu te dis "je sais pourquoi on fait ça".
Concernant l'Equipe "quintal", ils sont résolument plus lourds que leur masse. Leur humour douteux à la "Didier Gustin", et ce pendant 8 heures, ne nous aura pas poussé au suicide. Les hobbits ont du mental.
ps : pour ce qu'il s'agit de la forme, j'attends les Pyrénées pour me servir de mes deux jambes. AH !

Danou aka "J'ai mal partout mais je lâche rien et je vois aussi Brice arroser les arbres"
Lendemain de journée difficile dû à mes petits pépins physiques de la veille. Je m’attendais à
souffrir un peu et ça a logiquement été le cas. Mais bien moins que la veille… Dommage car la journée était agréable avec de belles couleurs et
une bonne odeur de pins. De belles pistes cyclables, de jolies maisons, de très charmants ports de plaisance longeant le bassin d’Arcachon. On se demande des fois ce qu’on fait à Paris !! On est attendu chez Aline ce soir mais pour l’instant on cherche THE petite route sympa pour apprécier le bassin à sa juste valeur. A défaut pour l’instant je me concentre sur le short bleu de Tom et ça remonte le moral ! On cherche, on se rallonge, mais il est où ce bassin nom d’une pipe ?! Finalement on trouve un petit sentier littoral qui valait vraiment le coup de s’arracher. Absolument magnifique !! Un petit paradis qui mérite d’être vu au moins une fois. Pour ne rien gâcher une nouvelle étape de confort nous attendait ce soir là. Comme d’hab’ ça sera un 12 étoiles à l’arrivée et là on se dit vraiment qu’on sait pourquoi on a cravaché.

jeudi 29 juillet 2010

Les merveilles du Bassin.

On quitte à regret la petite station balnéaire de Montalivet, mais avant de partir, on n'a pu s'empêcher de prendre une petite photo sur la plage. Avec Tom, on s'est dit qu'on reviendrait un de ces étés ...
La route jusqu'au Bassin d'Arcachon est agréable mais assez monotone : une succession de lignes droites, pins et bruyères à perte de vue, mais 2 bons points non-négligeables, pas une bosse et des pistes cyclables nickel jusqu'à Lège Cap Ferret. 90 km en 3h40, avec des pauses, record battu ...
Arrivés à Lège, on se retrouve sur une ancienne voie ferrée reconvertie en piste pour vélos, avec les anciennes gares en guise de refuge pour cyclistes fatigués. C'est là qu'on fait un petit break prolongé et pour discuter avec Tom de la meilleure manière de faire le tour du Bassin d'Arcachon. En effet, en 1982, Thomas était déjà passé par là à vélo et se souvenait très bien d'une magnifique piste cyclable faisant le tour du Bassin, en pleine nature, bordée d'or et de massifs fleuris ... autant vous le dire tout de suite, on l'a jamais trouvée cette route paradisiaque. Par contre, ça nous a donné l'occasion de découvrir des petits endroits magnifiques, ports de plaisance ou de pêcheurs pleins de couleurs, au milieu des roseaux et des canaux. Chaque fois, nous revenons vers la route principale, et chaque fois, on ressort pour rechercher cette fameuse piste cyclable, pour finalement tomber sur un petit port encore plus mignon que le précédant.
Enfin, à 6/7 km de l'arrivée à Gujan-Mestras, chez notre amie Aline, on tente une nouvelle sortie vers le Bassin, en direction du Musée Ornithologique (j'aime pas ce mot ...) du Teich. Et là, après le musée, on se retrouve sur le "Sentier du Littoral", plus adapté aux piétons et aux VTT, mais c'était enfin l'opportunité de se promener au beau milieu du bassin. UNE MERVEILLE !!!!!! Des oiseaux qui décollent sous notre nez, des canards, des petites plages où on n'a accès que par bateau, les courants dans les canaux, les canaux annexes, les petits bassins indépendants, les roseaux, les arbustes, un moulin, etc ... Je ne suis pas un Nicolas Hulot du dimanche, ou un fan de 30 Millions d'Amis, mais quand quelque chose est beau, ça te dépasse et j'ai rarement vu quelque chose d'aussi beau. Alors merci Tom de nous avoir parlé de ce chemin qu'on n'a jamais trouvé, parce que sans ça, on n'aurait jamais vécu ce moment.
On ressort du sentier à Gujan et on trouve assez vite la maison d'Aline, qui nous attendait un peu plus tôt. Son mari Fabrice nous a rejoint pour un dîner convivial où moi, Tom et Dani avons goûté et aimé manger une huître pour la première fois de notre vie. C'était pas une mince affaire parce que j'essaye tous les ans aux Fêtes de fin d'Année et j'ai jamais aimé ça. Les moustiques ont finalement eu raison de notre petite soirée sur la terrasse. En plus, se profile demain la plus grosse étape de notre périple, Gujan-Anglet (près de Biarritz), 160 km sur le papier, alors vaut mieux qu'on se repose un peu avant d'attaquer ce gros morceau.
Demain nous attendent donc au Pays Basque la bonne humeur et les fantastiques "petits" plats de Maïté et Jean-Marie, la mère de Brice (dont le voyage s'arrête là malheureusement) et son mari. Ce sera aussi l'occasion de se reposer de nouveau 2 jours. Un petit proverbe de JM pour vous donner une idée de l'état d'esprit : "Ce qui n'est pas bu ce soir, sera bu demain !"